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Race for Glory: Audi vs Lancia — ce que le film raconte (et ce qu’il change) du vrai duel de 1983

Race for Glory Audi vs Lancia film featuring Audi Quattro and Lancia
Race for Glory: Audi vs Lancia dramatizes the legendary 1983 World Rally Championship battle between Audi and Lancia

Sorti en salles en février 2024, Race for Glory: Audi vs Lancia raconte un épisode que peu de gens connaissent en dehors du cercle des passionnés de rallye : la saison 1983 du championnat du monde, où l’écurie Audi, portée par sa révolutionnaire transmission quattro, s’est fait renverser par une petite équipe italienne aux moyens bien plus modestes. Pour un site dédié à Audi, ce film mérite mieux qu’une simple critique cinéma. On va donc revenir sur l’histoire réelle qu’il raconte, sur ce qu’il change par rapport aux faits, et sur ce qu’en pense la presse spécialisée.

Fiche du film Race for Glory : Audi vs Lancia

Avant d’entrer dans le vif du sujet, voici les informations essentielles sur cette production, confirmées par la fiche Wikipédia du film :

Information Détail
Réalisateur Stefano Mordini
Genre Drame, biopic sportif
Sortie en France 7 février 2024
Durée environ 1h33 en France (93 minutes selon plusieurs critiques françaises), 109 minutes pour la version internationale répertoriée sur IMDb
Pays de production Italie, France, Royaume-Uni
Acteurs principaux Riccardo Scamarcio (Cesare Fiorio), Daniel Brühl (Roland Gumpert), Volker Bruch (Walter Röhrl), Esther Garrel (Michèle Mouton)
Titre de travail 2 Win

Le casting mérite qu’on s’y attarde un instant. Daniel Brühl, qui incarne ici le directeur sportif d’Audi Roland Gumpert, avait déjà marqué les esprits en jouant Niki Lauda dans Rush en 2013. Ce n’est donc pas un hasard : c’est un acteur habitué aux biopics de sport automobile.

L’histoire vraie derrière Race for Glory : Audi vs Lancia

C’est là que le film devient particulièrement intéressant pour un lecteur Audi. En 1983, l’Audi Quattro dominait le rallye mondial grâce à sa transmission intégrale quattro, une technologie que personne d’autre n’avait encore réussi à imposer à ce niveau de compétition. Le système répartissait la puissance sur les quatre roues en permanence, un avantage énorme sur les spéciales enneigées ou boueuses face à des voitures à deux roues motrices.

Lancia, dirigée par son directeur sportif Cesare Fiorio, n’avait pourtant pas les moyens de développer un système équivalent dans les délais. Fiorio a donc fait un pari risqué : continuer avec une propulsion à deux roues motrices sur la nouvelle Lancia 037, mais compenser par une préparation plus légère, plus agile, et par une gestion tactique redoutable de la saison.

Le résultat a marqué l’histoire du sport automobile. Lancia a remporté le titre constructeurs 1983, avec Walter Röhrl au volant lors des manches décisives. C’est resté, à ce jour, le dernier titre constructeurs en rallye remporté par une voiture à deux roues motrices face à des concurrentes à transmission intégrale. Audi, de son côté, n’est pas reparti bredouille : Hannu Mikkola a décroché le titre pilotes cette année-là, sur Audi Quattro.

Ce que le film change par rapport à la réalité

Comme souvent avec les biopics sportifs, certaines libertés ont été prises pour les besoins du récit. D’après les informations rassemblées sur Wikipédia, deux personnages du film sont entièrement fictifs : Jane McCoy, la spécialiste en diététique jouée par Katie Clarkson-Hill, et le jeune pilote Udo Kurt. Aucun des deux n’a d’équivalent réel dans l’histoire de Lancia en 1983.

La critique de Top Gear pointe par ailleurs un choix de montage plus discutable : sur les douze manches que comptait réellement le championnat du monde des rallyes 1983, le film n’en montre que trois. Plusieurs épreuves majeures de la saison, comme le Safari Rally au Kenya ou le rallye de Nouvelle-Zélande, ne sont même pas mentionnées. Pour un spectateur qui connaît la vraie saison, cette compression du calendrier atténue forcément la tension dramatique du classement au fil des mois.

Le film assume d’ailleurs cette dramatisation. Un carton de fin précise que l’histoire a été retravaillée pour les besoins du récit, malgré son inspiration tirée de faits réels — une pratique courante, mais qui mérite d’être signalée à qui cherche une reconstitution rigoureuse plutôt qu’une fiction inspirée de faits réels.

Ce qu’en pense la critique

L’accueil critique de Race for Glory : Audi vs Lancia reste, dans l’ensemble, assez tiède. Le film obtient 55 % d’avis favorables sur Rotten Tomatoes et une note de 51/100 sur Metacritic. En France, Allociné recense une moyenne de 2/5 auprès de la presse.

Le site Abus de Ciné reconnaît le talent des deux acteurs principaux, mais regrette que la mise en scène ne retranscrive jamais vraiment la ferveur de l’époque ni l’adrénaline des paddocks, la comparant davantage à une production de catalogue de plateforme de streaming qu’à une véritable œuvre pour le grand écran.

Top Gear va dans le même sens sur le fond, tout en saluant un point précis : la restitution sonore. Le magazine britannique décrit le rendu du cinq-cylindres turbo de la Quattro comme la meilleure réussite technique du film, capable de provoquer de vrais frissons chez les amateurs de mécanique. En revanche, le média regrette une réalisation trop portée sur les gros plans et les plans caméra embarquée, au détriment de la lisibilité des scènes de course.

Faut-il le voir si vous êtes fan d’Audi ?

Race for Glory Audi vs Lancia film featuring Audi Quattro and Lancia 037 rally cars
Race for Glory: Audi

C’est la vraie question pour un lecteur de Parelyy, et elle mérite une réponse nuancée. Si vous cherchez un grand film de sport automobile au niveau de Rush ou Le Mans 66, la critique unanime suggère que vous risquez d’être déçu : le rythme et la mise en scène ne sont pas au rendez-vous. En revanche, si votre intérêt est avant tout historique et technique, le film garde un vrai intérêt. Il remet en lumière une période charnière du groupe B, là où la révolution de la transmission intégrale, incarnée à l’époque par des projets comme l’Audi RSQ des décennies plus tard, a commencé à redéfinir durablement le rallye mondial.

Questions fréquentes sur Race for Glory : Audi vs Lancia

Race for Glory : Audi vs Lancia est-il basé sur une histoire vraie ? Oui, dans ses grandes lignes. Le film s’inspire du duel réel entre Audi et Lancia lors du championnat du monde des rallyes 1983. Certains personnages secondaires et une partie du calendrier des rallyes ont toutefois été modifiés ou omis pour les besoins du récit.

Qui joue Roland Gumpert dans le film ? C’est l’acteur allemand Daniel Brühl qui incarne Roland Gumpert, le directeur sportif d’Audi à l’époque des faits.

Où peut-on voir Race for Glory : Audi vs Lancia ? Le film est sorti en salles en France le 7 février 2024, distribué par Metropolitan FilmExport. Pour sa disponibilité actuelle en streaming ou en vidéo à la demande, mieux vaut vérifier directement sur les plateformes, cette information évoluant régulièrement.

Lancia a-t-elle vraiment battu Audi en 1983 ? Oui. Lancia a remporté le titre constructeurs 1983 grâce à sa 037, une voiture à deux roues motrices, malgré la supériorité technique de la transmission quattro d’Audi. C’est resté le dernier titre constructeurs en rallye remporté par une voiture à deux roues motrices.

Le mot de la fin

Race for Glory : Audi vs Lancia n’est sans doute pas le grand film de sport automobile que les fans de la marque espéraient. Mais il a le mérite de remettre un projecteur sur une saison de rallye souvent éclipsée par les décennies suivantes du Groupe B, et sur la façon dont l’arrivée de la transmission intégrale a bouleversé durablement les règles du jeu, bien au-delà de cette seule saison 1983.

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